Biographie

 

 

Il naît à Milan en 1865.

Son père: Giovanni Battista Gottardo, ( négociant en fournitures pour pianos et orgues )

et sa mère: Constance Dapino, s'installent un peu plus tard, avec lui, à Trieste, en 1868, puis, à Paris, en 1878 ( 22 rue Clavel, 19ème ).

D'abord portraitiste, après les Beaux-Arts de Paris, Il deviendra ensuite restaurateur de tableaux.

Marc-Térence fréquente : " l'Académie de la Palette ", sise au " Moulin de la Galette " ( boulevard de Clichy, où il côtoie les peintres Catalans: Santiago Rusinol et Johan Brull entre autres.

Il épouse: Mélanie Preisach ( belle-sœur du compositeur : Albert Roussel ), dont il a un fils Marc- Rodolphe ( 1900 ).

Devenu veuf, il aura de son second mariage avec l'artiste Clothilde Deltheil , trois enfants:

Marc-Antoine ( 1911 )

Marc-Emmanuel (1913 )

Constance ( 1917 )  

A 66 ans, l'artiste s'installe définitivement à Ste Honorine-des-Pertes (14 ), où il meurt en 1938, après une attaque cérébrale.

 

 SON ŒUVRE,

principalement composée de portraits: portraits de sa famille, d'amis ( S.Rusinol ), de personnages en vue: maréchal Lyautey... comporte aussi des natures mortes, et des paysages, notamment des peintures sur bois ( pochades ). Il aime aller au bois de Boulogne, ou au parc Monceau.

En temps que restaurateur, il a des clients aisés. Il va parfois en Belgique travailler pour le duc d'Orléans, restaure au Louvre, aussi bien des: " Tintoret " que des " Zurbaran ".

Marc-Térence a d'ailleurs au Louvre un petit tableau " les noces de Cana ".

Dans les années 1915-1918, il restaure des tableaux de la galerie du château de Villandry.

Le peintre fabrique lui même ses couleurs avec des pigments. Sa palette est assez sombre, il utilise beaucoup la sienne brûlée, l'outremer, les ocres, des verts obtenus avec du noir et du jaune citron, le noir et le blanc. 

Comme dessinateur, il affectionne particulièrement  " la sanguine ", voir le portrait de S. Rusinol...

 

L' HOMME,

est  un travailleur acharné, méticuleux.

En restaurant, il se sert d'un appui- main, et devient de plus en plus précis. Cela influence son geste, qui est sûr, le mouvement sans précipitation.

Il aime s'approcher au plus près de la réalité, ses portraits sont très ressemblants: << Je ne veux pas mettre du rouge , là, où il y a du beige >>.

Plutôt optimiste, Marc-Térence ne " s'en faisait pas ". Parfois étourdi, les bras chargés de tableaux, il oubliera ( un court moment ) Antoine, bébé, dans un fiacre.

La famille vit dans l'Atelier, l'artiste travaille chez lui , auprès des siens.

Constance raconte cette anecdote, qui donne un éclairage amusant sur le personnage.

un jour, il s'écrie: << j'ai envie d'aller faire une pochade!, j'amène Constance! >>. 

Avec son matériel, on peut voir: une corde et des jouets. La corde est attachée à la taille de Constance, l'autre bout autour d'un tronc d'arbre, la fillette joue. << çà va? >> << oui répond-elle >>, ravie. 

 

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